A L’AFFICHE
  • A partir du 10 NovembreA l'affiche : BOEING BOEING
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Théatre Daunou Historique

Théatre Daunou 1643 : Le futur Louis XIV a cinq ans et ne songe pas encore à embellir sa capitale. Aussi le vaste espace qui s’étend entre les actuels place Vendôme, boulevard des Capucines et avenue de l’Opéra est nu et désert. Une ordonnance royale y installe le marché aux chevaux. C'est donc là que viendront choisir une monture les mousquetaires et les gardes du Cardinal, qui galoperont deux siècles plus tard, au travers des pages d'Alexandre Dumas.
Illustration : Plan de Paris en 1643
Théatre Daunou 1687 : Sous la pression de Louvois, le Roi-Soleil, au faîte de sa gloire, décide la construction de la place Vendôme, destinée à améliorer la circulation déjà difficile du quartier Saint-Honoré. Pour mener à bien cette entreprise, on déloge de leur couvent les Capucines et on les installe sur l'emplacement du marché aux chevaux. Les pieuses filles ne prisèrent guère cet échange et s'empressèrent de clore de murs leurs nouveaux logis "pour empêcher les insolentes lubriques qui se commentent le long des remparts" ! Il semble que, déjà, le quartier était fréquenté par de gais lurons.
Illustration : Grille du château de Versailles
Théatre Daunou Sur l'emplacement du n°4 de la future Rue de la Paix, les Capucines édifient leur chapelle. Dans celle-ci, ainsi que dans le cimetière y attenant sont inhumés d'illustres personnages. Catherine de Joyeuse, Louise de Lorraine, la Duchesse de Mercoeur et même un saint, Saint- Ovide, dorment de leur dernier sommeil dans le sol sur lequel sera construit plus tard le Théâtre Daunou. Mais la défunte la plus illustre est sans nul doute la Pompadour. Morte à Versailles en 1764, elle fut enterrée le lendemain dans le cimetière du couvent, au grand émoi des La Trémoïlle fort scandalisés que "les grands os des La Trémoïlle reposent près des arêtes de la Poisson".
Illustration : Plan de Paris en 1687
Théatre Daunou 1790 La Révolution chasse de leur demeure les pauvres Capucines et le couvent devient propriété nationale. La chapelle et les jardins sur l'emplacement desquels sera tracée la future rue Daunou deviennent une promenade publique qu'occupent des baladins, des cafés, des concerts, un panorama puis le cirque Franconi. Dès cette époque donc, les parisiens prennent l'habitude de venir se divertir et se désaltérer dans le secteur. Voilà une tradition qui n'est pas prête de s'éteindre.
Illustration : Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen
Théatre Daunou 1806 Les architectes de l'Empereur transforment le quartier en y rasant la future rue de la Paix, qui s'appelle alors Rue Napoléon. Certains immeubles qui la bordent, sont encore debout. A la même date, on perce la rue Daunou, en prolongement de la rue Neuve-Saint- Augustin. En 1864, elle change de nom et devient la rue Boffrand, du nom de l'un des architectes de la place Vendôme. Ce n'est qu'en 1881 qu'elle prendra son nom actuel qui perpétue la mémoire d'un historien, membre de l'Institut, bien oublié de nos jours, il faut le dire.
Illustration : Grands travaux haussmanniens
Théatre Daunou Jusqu'en 1921, un hôtel occupe l'emplacement du n°7, on le démolit pour construire, sur des données très modernes, l’actuel immeuble dans lequel se trouve le Théâtre qui fut aménagé par Jane Renouardt. La salle ouvrit ses portes le 30 décembre 1921, avec Une sacrée petite blonde.
Illustration : Portrait de Jane Renouardt
Théatre Daunou Sous la direction éclairée et avisée de la célèbre comédienne, opérettes, comédies, revues allaient se succéder sur la scène du Théâtre et constituer autant de succès indiscutés. Parmi ceux-ci, citons: Ta Bouche, la célèbre opérette d'Yves Mirande et Willemetz, musique de Maurice Ivain, interprétée par Victor Boucher et Jeanne Cheirel, La revue de Rip Par le temps qui court, connut une très grande vogue. Sa distribution était particulièrement brillante, le nom de Jane Renouardt côtoyait ceux de Fernand Gravey, Gabaroche, Pizani, Arletty, Lucien Baroux. Parmi les ensembles de ce spectacle, figurait une jeune débutante qui allait obtenir, l'année suivante, sous le nom d'Edwige Feuillère, un premier prix de Comédie au Concours du Conservatoire.

Les plus grandes vedettes de Paris sont passées par le Daunou: Spinelly, René Dorin, Jane Renouardt, Harry Baur, Victor Boucher, Lucien Baroux, Fernand Gravey, Raymond Rouleau, Jean Paqui, Jean Tissier, Marcelle Chantal, Sophie Desmarets, Maria Mauban, Odile Versois, Suzanne Dantes, Anne Vernon, Madeleine Robinson , Albert Préjean , Pierrette Bruno, Jean-Claude Brialy, Darry Cowl, Louis de Funès, Jacqueline Maillan , Robert Dhéry, Colette Brosset, Robert Lamoureux, Guy Tréjan, Michel Roux, Denise Grey, Micheline Luccioni, Henri Tisot.
Illustration : En haut : Madeleine Robinson et Albert Préjean - Au milieu : Michel Roux et Jacques Balutin  - En bas : Jacqueline Maillan et Louis de Funès
En 1939, Monsieur René Sancelme se rend acquéreur du Théâtre Daunou. En 1946, il confie la direction à Mme René Sancelme. On peut dire aujourd’hui, que sous son impulsion, le Théâtre Daunou est redevenu l’une des scènes des plus en vue de nos théâtre de boulevard.

1971 Dans la nuit du 9 au 10 décembre, un incendie détruit le théâtre.

1973 A la suite de cet incendie, Monsieur René Sancelme décide de rouvrir le Théâtre, qu’il fait entièrement rénover. Le 1er février, le rideau s’ouvre à nouveau avec la pièce Aurélia de Robert Thomas.

1990 Au décès de Mme Sancelme, Mlle Denise Petitdidier devient la nouvelle directrice du théâtre Daunou.